Etymologiquement, le terme d’identité provient de l’idée d’équivalence, d’égalité. Pourtant, c’est aussi l’identité d’une personne qui permet de l’individualiser.

Cette série interroge cette notion complexe. Elle questionne ce qui nous différencie et ce qui nous rassemble. Elle évoque la métamorphose de notre humanité, de nos peaux qui se mélangent, qui forment de nouvelles nuances de couleurs et de nouveaux modes de vie.

 

 

Initialement, ces photos étaient un outil de recherche visuelle pour nourrir l’écriture de mon court métrage « Des Tresses » (en cours d’écriture). Le film raconte l’amitié de deux petites filles, une noire et une blanche, et s'interroge sur le mélange et l'appropriation culturelle. Avec ce travail plus plastique, j'ai tenté de réfléchir sur la notion de couleur. Plus exactement sur le noir et le blanc, pour faire le parallèle entre le « noir et blanc » attribué aux peaux, et le « noir et blanc » pictural. J'ai donc assez naturellement associé la photo à la peinture. Dans un premier temps, elle est intervenue pendant la prise de vue, directement sur les corps des petites filles qui mutuellement se recouvrent peu à peu. Dans un second temps, j'ai retravaillé à partir des traces sur leur peau et des empreintes restées au sol, pour créer des réponses graphiques à certaines des photographies. Ce jeu sur le noir et blanc est finalement une ode aux innombrables nuances produites par la mixité.